Fonctionnement du ballon d’eau chaude au gaz

L’accumulateur d’eau chaude sanitaire au gaz  posé au sol ou accroché au mur plus communément appelé « ballon gaz » est fabriqué sous plusieurs marques nous citerons notamment : Styx, Ariston, De diétrich, ELM Leblanc, A-O Smith et bien d’autres encore ……

De manière générale ces ballon gaz sont composés sur leur ligne gaz :

1- Bloc gaz avec insert magnétique à l’arrière avec bulbe thermostatique + un poussoir pour arrêter la veilleuse (rond blanc) + un poussoir pour allumer la veilleuse (étincelle rouge) + un bouton rond gradué commandant l’allumage du brûleur principal et la température de l’eau.

2- Thermocouple avec son shunt

3- Aquastat (intégré au bloc gaz généralement il permets de régler la température de l’eau sanitaire)

4- Sécurité anti-refoulement des fumées (SPOTT) (se présentant sous plusieurs formes)

5- Sécurité sur-chauffe(généralement intégrée dans le bulbe thermostatique)

6- Piezo à poussoir avec son électrode

Globalement ces accumulateurs sont de conceptions rudimentaire le diagnostique a été entièrement codifié sur cette fiche technique.

Attention de manière générale prenez toutes les précautions lors de vos contrôles et préférer dans tous les cas faire appel à un professionnel compétent. Agissez calmement, avec maitrise et concentration. Si une odeur de gaz même discrète se fait sentir couper immédiatement le gaz à la vanne du compteur et faite appel à un professionnel.

 

Photo n° 1 – Présentations générale de la ligne gaz d’un « ballon gaz »

 

Photo n° 2 – Détail sonde anti-refoulement des fumées (SPOTT)

Attention ! Cette présentation du SPOTT peut varier d’une marque à l’autre, certains SPOTT sont à réarmement manuel par l’intermédiaire d’un boitier (comme présenté sur la poto n°3), ce boitier peut être situé à l’arrière du ballon collé directement sur la jaquette en partie basse du ballon (faite attention à la poussière qui en s’accumulant dans ce boitier provoque des disjonctions (arrêts) de la veilleuse, penser à aspirer ce boitier. Il peut y avoir également des SPOTT en forme de « bouton » à réarmement manuel direct (voir photo n° 3) il est à noter que les nouvelles gammes de ballon gaz sont équipés de boutons calibrés à l’ouverture pour 85 °C cette température est trop basse ceci entraîne des disjonctions régulières et récurrentes de la veilleuse travailler avec un SPOTT réglé à 100 ou 110 °C.

 

Photo n° 3 – SPOTT (sécurité anti-refoulement) en forme de « bouton ».

 

Photo n° 4 – Aspect de la veilleuse par rapport au thermocouple

 Il est impératif que la flamme de la veilleuse soit suffisamment chaude, elle doit être également de taille suffisante pour enrober totalement la tête du thermocouple comme sur la photo. Dans le cas contraire si la flamme de veilleuse est vacillante, de petite taille ou de couleur orangée la température ne sera pas suffisante pour créer la tension nécessaire au maintient ouvert de l’insert magnétique. 

Résultat concret : la veilleuse s’éteindra régulièrement et se remettra normalement en service lors des allumages répétés. On parlera à ce moment d’une veilleuse instable.

Photo n° 5 -Aquastat et sécurité sur-chauffe

Cette photo n° 5 montre un type de montage pour la sécurité sur-chauffe mais d’autres montages peuvent être déclinés en fonction de la marque ou de modèle de l’appareil l’important est qu’à chaque fois la sécurité sur-chauffe à la même fonction à savoir court-circuiter  le thermocouple et arrêter la veilleuse donc en d’autres termes mettre en sécurité la production d’eau chaude sanitaire.

Il peut exister des sécurité sur-chauffe à réarmement manuel un peu sous la forme du SPOTT présenté à la photo n°2. Sur la photo n° 5 ci-dessus la sécurité surchauffe n’est pas à réarmer manuellement elle le fait automatiquement après plusieurs minutes dès que la température soit revenu à sa valeur normale courante.

 

Photo n° 6 – Shunt au niveau  du thermocouple

Sur cette photo n° 6 on observe au niveau même du shunt deux câbles (un bleu et un blanc). Le câble bleu représente une partie de l’alimentation du SPOTT (sécurité anti-refoulement des fumées) alors que le fil blanc soudé au shunt représente une partie de l’alimentation de la sur-chauffe. 

A ce titre un défaut de veilleuse c’est à dire une veilleuse qui se coupe de manière récurrente peut avoir également pour origine un problème d’évacuation de fumées ou de sur-chauffe au niveau de l’eau contenue dans le réservoir lui même.

Ne jamais retirer ces deux sécurités sauf pour faire des essais momentanés et toujours les remettre en service après les essais.

 

Photo n° 7 – Présentation générale

Schéma n° 1 – Présentation générale

Photo n° 8 – Position d’allumage veilleuse

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Du Monoxyde de carbone retrouvé à l’analyse de combustion

Dans le cadre de l’entretien annuel d’une chaudière murale le professionnel est tenu de réaliser des mesures sur la combustion. Plusieurs cas peuvent se présenter :

1°- Il s’agit d’un chaudière murale basse température cheminée – Afin de réaliser des mesures adaptées il faut placer la sonde de l’analyseur au niveau des déflecteurs de tirage quand cela a été prévu par le fabricant ou quand la chaudière a été correctement installée.

2°- Il s’agit d’une chaudière murale basse température à ventouse – Les mesures de combustion ne pourront se faire que si le conduit de ventouse prévoit une réservation d’usine dans son coude en sortie de chaudière (dans le cas contraire aucun prise de mesures de combustion ne pourra se faire).

3°- Il s’agit d’une chaudière murale à condensation – Les mesures de combustion se feront au niveau de la réservation prévue dans le coude de la chaudière par le fabricant – Attention sans cette réservation il ne sera pas possible de réaliser de prise de mesure.

4°- Il s’agit d’une chaudière sol basse température cheminée – A traiter au cas par cas – La prise de mesures dans le conduit de fumées donne des informations intéressantes par exemple sur la valeur de tirage, également sur le température des fumées – Toutes les autres mesures sont beaucoup plus discutables par exemple sur le rendement, les pertes, le monoxyde de carbone dans les fumées, l’excès d’air, le % d’Oxygène ou de CO2.

5°- Il s’agit d’une chaudière sol basse température ventouse – Comme pour la chaudière cheminée les prises de mesures doivent se faire par une réservation dans le conduit ventouse.

6°- Il s’agit d’une chaudière sol condensation – La réservation doit être prévue par l’installateur lors de la pose de la chaudière (il ne doit pas l’oublier – Merci).

Le cas étudier sera celui d’une chaudière murale – Basse température – Cheminée – Mixte (Chauffage et Eau chaude sanitaire)

Concrètement voilà ce qui peut arriver lors d’un entretien annuel de chaudière. Après avoir nettoyé l’appareil (celui présenté sur la photo ci-dessus) arrive le moment des mesures de la combustion et voici ce que l’on obtient lors de l’analyse du : 05/05/2011

Ces valeurs sont réelles – Le Monoxyde de carbone est un gaz extrêmement dangereux pour l’homme il résulte d’une combustion dite en « défaut d’air » – Pourtant dans notre cas il y a bien la présence d’une entrée directe de bonne taille c’est à dire dont la superficie est d’au moins 100 cm carré – Le conduit de fumées présente une bonne vacuité et débouche à une bonne hauteur – Attention le conduit de raccordement comporte 3 coudes à 90 ° (non visibles sur la photo) et cela est interdit – Il est fort probable que l’absence de tirage provienne de cette configuration – Par contre ceci n’explique pas à lui seul la quantité élevée de Monoxyde de carbone.

Après une exploration plus poussée de l’appareil je repère ce qui suit :

Je pense avoir trouvé la cause de cette quantité importante de monoxyde de carbone dans les fumées ! Nous sommes le : 05/05/2011.

L’année suivante c’est à dire le : 31/05/2012 le client m’appelle afin de réaliser l’entretien annuel de sa chaudière – En reprenant les archives de ce dossier je retombe sur ces résultats préoccupants (Monoxyde de carbone fumées mesurés : 125 ppm) – Je décide de vidanger la chaudière – De déposer le primaire et de le nettoyer à l’eau et au produit vaisselle au moyen d’une brosse synthétique et d’un pinceau – Je suis persuadé obtenir à l’issu de ce nettoyage une valeur de monoxyde de carbone acceptable sur le plan réglementaire.

J’interviens donc le : 25/06/2012 pour réaliser l’entretien annuel de la chaudière. Je réalise avant l’opération l’analyse de combustion avec prise des mesures non pas au niveau du conduit de fumées mais au niveau des déflecteurs de tirages.

Résultats d’analyses obtenus en date du : 25-06-2012 – Avant nettoyage du primaire

Je vidange la chaudière, je retire et nettoie le primaire comme présenté sur la photo ci-dessous.

Après nettoyage et rinçage minutieux ! Voici le résultat :

Bien qu’il reste des oxydes de cuivre présentés sur la photo sous l’aspect d’un dépôt verdâtre on peut considérer que le primaire récupère un bon niveau de propreté – Confirmons cela par la mesure du monoxyde de carbone.

Résultats d’analyse obtenus le : 25/05/2012 – Après nettoyage à l’eau et eau produit vaisselle du primaire

Le diagnostique posé le : 05/05/2011 était correcte même avec un entretien minutieux par brossage, aspiration, dégraissage et soufflage il est possible que la combustion ne soit pas bonne, c’est bien le cas présenté ci-dessus.

En tant que Professionnels nous sommes tenu de garantir la sécurité des usagers nos clients. Même si il est risqué de déposer le primaire sur une chaudière murale qui a plus de onze ans j’ai fait le choix de prendre ce risque afin d’éviter d’en faire prendre un bien plus grave à mon client – Le risque qu’il encourait sans intervention ?

LA MORT !

Petit récapitulatif des textes réglementaires traitant de ce sujet (cette liste n’étant ni exhaustive, ni limitative).

Trois choses sont à retenir s’agissant du monoxyde de carbone dans le domaine du chauffage.

1°- Dosage du monoxyde de carbone dans l’ambiant

2°- Dosage du monoxyde de carbone dans les fumées

3°- Mesure du tirage des fumées dans le conduit de cheminée

A RETENIR

1°- Le dosage du monoxyde de carbone dans l’ambiant

L’obligation est inscrite dans la Norme NX 50-010 « concernant les contrats d’entretien des chaudières gaz ».

Dans son Annexe B nous pouvons lire :

⎯ la teneur en CO est inférieure à 25 ppm. La situation est jugée normale.

⎯ la teneur en CO mesurée est comprise entre 25 ppm et 50 ppm. Il y a anomalie de fonctionnement nécessitant impérativement des investigations complémentaires concernant le tirage du conduit de fumée et la ventilation du local. Ces investigations peuvent être réalisées au cours de la visite ou faire l’objet de prestations
complémentaires ;

⎯ la teneur en CO mesurée est supérieure ou égale à 50 ppm. Il y a injonction faite à l’usager de maintenir sa chaudière à l’arrêt jusqu’à la remise en service de l’installation dans les conditions normales de fonctionnement.

Ceci est également repris dans l’arrêté du 15 septembre 2009 (JORF n°0253 du 31 octobre 2009 page 18706 – Texte n° 3)  relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts

Encore une fois le Professionnel est tenu de réaliser un dosage de Monoxyde de carbone dans l’ambiant et d’annexer sa mesure à l’attestation d’entretien.

2°- Le dosage du monoxyde de carbone dans les fumées

Le dosage du Monoxyde de carbone dans les fumées est réclamé par le bureau de sécurité et en particulier par Qualigaz qui dit :

– Si CO < 300 ppm avec tirage incertains (compris entre – 0,01 et – 0,02 mbar) alors Anomalie dite A1.

– Si CO compris entre 300 et 600 ppm alors Anomalie A2

– Si CO > 600 ppm alors Anomalie DGI (Danger Grave Immédiat)

Enfin il y a également la Norme NF EN 676 + A2 (août 2008) qui indique que la teneur en Monoxyde de carbone dans les fumées doit être inférieure à 93 ppm.

3°- La mesure du tirage du conduit de cheminée

Cette mesure est également reprise par le bureau de sécurité Qualigaz qui donne comme valeur :

– Le tirage ne devra pas être inférieur à – 0,03 mbar ou 3 Pascals.

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Conseils d’usage

Conseil n° 1 : Pourquoi éviter absolument les remplissages ?

DANS LES CONDITIONS NORMALES UN RÉSEAU CHAUFFAGE NE DOIT PAS ETRE REMPLI. En effet le but premier étant d’obtenir après quelques semaines d’usage une eau chauffage dite « morte » c’est à dire exempte de substances chimiques dissoutes.

N’oubliez pas que lorsque vous remplissez le réseau vous ajoutez certes de l’eau mais également de l’oxygène (environ 10 à 11 mg / litre) celui-ci va réagir avec la surface interne des radiateurs en acier ou en fonte et former des boues de chauffage particulièrement délétères pour le réseau et la chaudière (voir les différents articles dans le sommaire technique). On peut prendre comme analogie la boue et le cholestérol avec tous les désagréments que cela implique.

De manière générale préférez faire le PREMIER remplissage du réseau chauffage à 1,2 bar de pression statique, à froid et lorsque le vase d’expansion présente encore des caractéristiques de fonctionnement acceptables et ceci si la hauteur géométrique du réseau (voir photo 1) ne dépasse pas 10 mètres dans le cas contraire me consulter. Rappelez vous que l’eau du réseau ne se dilate pas se sont les gaz dissout contenu dans cette eau qui sous l’action de la chaleur vont se dilater en effet les atomes de gaz sont très mobiles et sous l’action de la chaleur ils seront encore plus mobiles et prendront encore plus de place c’est à dire plus d’espace donc plus de volume. Les variations de la pression du réseau sont donc NORMALES.

Photo 1 – Hauteur géométrique d’un réseau chauffage

Hauteur géométrique

Note : Ne pas confondre avec la Hauteur Manométrique qui correspond à la perte de charge d’une installation.

Les remplissages réguliers doivent vous incitez à contacter un chauffagiste afin qu’il en détermine la cause et qu’il y remédie rapidement.

J’indique :  » pas plus de deux remplissages par an avec une compensation de pression maximale sur les deux remplissages inférieure à 1,5 bar « .

Ceci signifie qu’il ne faut pas ajouter plus de deux fois par an de l’eau dans le réseau pour compenser un écart inférieur à 1,5 bar c’est à dire par exemple :

Le premier remplissage la chaudière se trouve à 0,6 bar on ajoute 0,6 bar pour atteindre 1,2 bar à froid + le second remplissages la chaudière se trouve à nouveau à 0,6 bar on ajoute 0,6 bar pour atteindre 1,2 bar à froid. Nous avons donc ajouté 0,6 + 0,6 = 1,2 bar sur les deux remplissages sans dépasser 1,5 bar sur toute l’année.

Pour vous souvenir du remplissage antérieur : Notez le !

 

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Coût du kWh électrique et du kWh gaz

1°- Coût du kWh gaz consommé sur Lille (Nord) entre janvier et mars 2017

Facture gaz

– Colonne n°1 : Volume de gaz consommé et exprimé en mètre cube.

– Colonne n°2 : Coefficient de conversion du gaz naturel. Il s’agit ici de convertir des volumes exprimés en mètre cube en quantité d’énergie exprimé en kWh. Le Coefficient de conversion représente le Pouvoir Calorifique Supérieur (PCS) du gaz naturel (Voir Note du Cégibat sur internet).

– Colonne n°3 – Conversion des mètres cubes consommés en quantité d’énergie soit :           Volume de gaz consommé (mètre cube) x PCS du gaz (kWh / mètre cube) =                             367 x 10,14 = 3721 kWh. Nous passons donc de 367 mètres cubes consommés à 3721 kWh consommés.

– Colonne n°4 : Prix du kWh du gaz sur 3 mois en valeur Hors Taxe. Le moyenne calculée donne : (0,03780 + 0,03750 + 0,03890) = 0,1142 / 3 = 0,03807 € HT / kWh consommés entre janvier et mars 2017.

– Le prix TTC du kWh gaz entre janvier et mars 2017 est de : 0,04568 € TTC.

2°- Coût du kWh électrique consommé sur Lille (Nord) entre janvier et mars 2017

Facture élec

Le prix Hors Taxe du kWh électrique entre janvier et mars 2017 est : 0,0887 € HT / kWh.   Le prix TTC du kWh électrique entre janvier et mars 2017 est : 0,1064 € TTC / kWh.

-°-

Constatation

Etant bien entendu ici que 1 kWh gaz = 1 kWh électrique.

Il existe donc un écart TTC de : 0,1064 – 0,04568 = 0,06072 € / kWh.

Le coût du kWh électrique est d’environ 133 % plus cher que le coût du kWh gaz.

Le coût du kWh électrique est de 0,06072 € TTC / kWh plus cher que celui du gaz.

 

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La combustion du gaz naturel

De manière générale la précision des résultats de cette étude sont amplement suffisant pour l’activité du Génie Climatique.

La combustion est une réaction chimique exothermique, le gaz naturel est le combustible alors que l’air est le comburant c’est un mélange d’oxygène 21 % et d’azote 79 % mais l’azote est un gaz inerte qui ne participe pas directement à la réaction chimique de combustion. Lorsque la combustion est en défaut d’air on dit que la combustion est réductrice (les produits de combustion sont alors incomplètement oxydés) – Lorsque la combustion est en excès d’air on dit qu’elle est oxydante.

Dans les paragraphes suivants nous considérons que le gaz naturel se comporte comme du méthane pur. Le principal constituant du gaz naturel est le méthane de formule brute CH4 c’est un hydrocarbure saturé de la forme (Cn H2n+2)  il  appartient à la famille des alcanes sa formule développée est également CH4.

Photo n°1 – Composition du gaz naturel

I- Réaction chimique de la combustion (dans ce cas les fumées sont sèches donc exemptent d’H2O)

II – Analyse de combustion du gaz naturel

Lors d’une combustion réelle dans une installation de chauffage on doit d’abord s’assurer que cette combustion est complète. Etant donné que toute combustion incomplète produit du monoxyde de carbone de formule CO dans les produits de combustion, il suffit de vérifier à l’aide d’un appareil électronique que les fumées n’en contiennent pas il est également possible d’utiliser un réactif chimique sensible au CO (cette méthode n’étant plus guère utilisée).

Photo n° 2 – Analyseur de combustion raccordé à une chaudière murale

Toute analyse de combustion est basée au départ sur une combustion dite théorique, stœchiométrique ou neutre. A partir des résultats obtenu lors de cette analyse « parfaite » on compare la variation des résultats obtenu au cours de l’analyse réelle et l’appareil électronique calcul les nouvelles proportions.

A) Résultats d’analyses lors d’une combustion théorique ou stœchiométrique – Ces calculs sont basés sur des fumées sèches c’est à dire sans H2O.

On observe bien dans cette équation qu’il n’y a pas dans les produits obtenu lors de la réaction de molécules d’H2O car les fumées sont sèches lors de l’analyse.

Photo n° 3 – Présence d’un filtre retenant la vapeur d’eau au niveau de l’analyseur électronique de combustion – Ceci rends les fumées sèches

Photo n°4 – Interprétation des résultats d’analyse

Photo n°5 – Ticket de résultats obtenu lors d’une analyse de combustion d’une chaudière à condensation

Note : Chaudière murale à condensation mixte – Modèle : MC 25 BIC – Marque : De Diétrich.

Il est dit plus haut que :  » Toute analyse de combustion est basée au départ sur une combustion dite théorique, stœchiométrique ou neutre  » – Vérifions si cela est vrai en pratique à partir du ticket des résultats ci-dessus.

a) Résultats de la combustion théorique

– Volume d’air théorique (Va) = 9,6 m³ (O2 + N2)

– Volume fumées théorique (Vf0) = 8,6 m³ (CO2 + N2 + O2)

b) Résultats de la combustion obtenu sur le ticket

– % CO2 calculé = 8,99 %

– % d’O2 mesuré = 5,0 %

A retenir :

– Sachant que la quantité volumique de CO2 représente environ 1,0 m³.

– Sachant que ces 1,0 m³ de CO2 représentent une valeur relative de 11,7% – En effet sur un volume total de fumées de 8,6 m³ les 1 m³ de CO2 représente 11,62 %.

1°- Calculons le % de CO2 à partir du % d’O2 mesuré par l’appareil

– En effet nous posons la formule suivante :

– % CO2 = (%CO2) théorique x [(21 – % O2) / 21)]

% CO2 = (11,7) x [(21 – 5) / 21)] = 8,91 %

– Le ticket d’analyse nous donne : 8,99 % soit un écart de 0,08 % (en fait l’appareil prends en compte un % CO2 théorique de 11,8 % – Le bureau technique de Gaz de France nous donne dans sa revue Réf. 2.54.B.02.95 de juillet 1996 en page 7 cette valeur de 11,7 %).

2°-  Calculons avec la même formule agencée différemment le % O2 à partir du % CO2

– Nous posons la formule suivante :

%O2 = [(%CO2 x 21) / %CO2 théorique] – 21

%O2 = 21 – [(8,99 x 21) / 11,7]  = 4,90 %

– Le ticket d’analyse nous donne 5,0 % soit un écart de 0,1 % ce qui reste tout à fait acceptable – Encore une fois cet écart réside dans le fait que l’appareil possède en mémoire des constantes un peu différentes de celles que je préfère utiliser.

3°- L’excès d’air

Ensuite le ticket de combustion indique « Excès d’air » il est noté (Ea) ne pas confondre avec Facteur d’air noté λ. L’excès d’air (Ea) c’est la quantité d’air restant dans les fumées ou air sortant après la combustion d’1 m³ de gaz naturel. Le facteur d’air (λ) c’est la quantité d’air totale passant par le brûleur ou air entrant. Si facteur d’air (λ) < 1 (100 %) alors Excès d’air (Ea) = 0.

– Excès d’air (Ea) et Facteur d’air (λ) sont directement liés.

– Si λ = 1,31 on peut également dire que Facteur d’air (λ) = 131 % ce qui signifie que l’air stoechiométrique est de 100 % (9,6 m³) et que l’excès d’air (Ea) est de 31 % (2,98 m³). On peut écrire que Facteur d’air (λ) = Air stoechiométrique + Excès d’air.

On peut également noter : Excès d’air (Ea) = [(1,31 – 1) x 100 ] = 31 %. Voir détails et calculs au 4° plus bas.

– L’excès d’air (Ea) corresponds à la quantité d’air résiduelle (O2 + N2) restant dans les fumées après la combustion d’un mètre cube de gaz. Air sortant.

– Le Facteur d’air (λ) corresponds à la quantité d’air totale (air stoechiométrique + supplément d’air) passant par le brûleur. Air entrant.

– Si le Facteur d’air (λ) est inférieur à 1 ou à 100 % à ce moment l’Excès d’air (Ea) est égal à 0. On se trouve en défaut d’air et l’on produit du Monoxyde de Carbone.

– Plus l’excès d’air est élevé et plus le point de rosée diminue c’est à dire que la température de passage des fumées de l’état gazeux à l’état liquide baisse. Concrètement quelques exemples :

– Pour le gaz de type H donc à haut pouvoir calorifique (gaz de Lacq par exemple) :

– Excès d’air = 0% Alors : Point de rosée = 59,2 °C

– Excès d’air = 20 % Alors point de rosée = 55,6 °C

– Excès d’air = 40 % Alors point de rosée = 52,7 °C

Ce qui est important à retenir c’est que plus l’excès d’air est important et plus le point de rosée est bas, plus le rendement diminue donc plus la chaudière consomme de gaz pour produire une même quantité d’énergie en un mot cela coûte plus cher.

En fait ceci réside dans le fait que la chaleur libérée ou consommée au cours d’une réaction dépend de l’état physique des réactifs et des produits. La combustion du méthane libérera moins de chaleur si l’eau formée dans les fumées est à l’état vapeur plutôt qu’à l’état liquide. On peut ainsi noter que :

L’enthalpie de la réaction de combustion du méthane libèrera si l’eau dans les fumées est à l’état liquide (Litre) un ΔH = – 890 kJ

Par contre si l’eau dans les fumées est à l’état vapeur (gramme) l’enthalpie de la réaction libérera un ΔH = – 802 kJ.

Grâce à cela on peut savoir par exemple la quantité d’énergie libérée par 1 mol de méthane pur :

Sachant que : 1 kJ = 2,78.(10 exp-4) kWh

Alors : 890 kJ = (890 x 0,000278) = 0,247 kWh

Sachant que : 1 m cube de méthane (CH4) = 44,64 mol

Alors : 1 m cube de CH4 = (44,64 x 0,247) = 11,03 kWh

Donc 1 m cube de CH4 pur libérera 11,0 kWh (PCS)

Le Recknagel nous donne page 323 – Tome I :

– Brûleur atmosphérique : λ  compris entre 1,25 et 1,50 soit un excès d’air de 25 à 50 %.

– Brûleur à air soufflé : λ compris entre 1,1 et 1,3 soit un excès d’air de 10 à 30 %.

D’où le bien meilleur rendement d’un brûleur air soufflé gaz par rapport aux brûleurs des chaudières atmosphériques.  Il est possible sur les brûleurs à air soufflé de régler l’excès d’air.

Ces valeurs sont à prendre avec précautions et ne sont en aucun cas une fin en soit notre expérience et notre esprit critique doit être en dernier ressort le garant de nos réglages.

4°- Calculons à partir de l’excès d’air la quantité volumique et en valeur relative d’O2 et de N2 dans l’air comburant

Dans le cas que nous étudions le ticket d’analyse de la combustion nous donne :

– Facteur d’air (λ)                              : 1,31 pouvant s’exprimer également 131 %

Décomposons le Facteur d’air      :

– Facteur d’air (λ) = Air stoechiométrique + Excès d’air = Air entrant.

– Sachant que le volume maximal d’air (O2 + N2) pouvant se combiner à 1 m³ de gaz méthane est de 9,6 m³ ceci qui représente 100 % de l’air stoechiométrique. Ceci représentant l’air entrant.

– L’excès d’air mesure la quantité d’air restant dans les fumées après la combustion d’un mètre cube de gaz naturel. Ceci représente l’air sortant.

– Le Facteur d’air (λ) étant donc égal à : Air stoechiométrique entrant + Supplément d’air sortant.

On peut donc écrire :

– Si Facteur d’air (λ) = 131 % (Air entrant).

Alors :

– Excès d’air (Ea) = Facteur d’air (λ) – Air stoechiométrique = 131 % – 100 % = 31 % (Air sortant)

Ce qui représente en mètre cube :

– Volume d’air stoechiométrique   : 9,6 m³ soit 100 %

– Volume du facteur d’air (λ)          : 9,6 x 131 % = 12,58 m³

Nous pouvons également poser     : 9,6 x 1,31 = 12,58 m³

– Volume d’excès d’air (Ea)    : Facteur d’air – Air stoechiométrique = 12,58 – 9,6 = 2,98 m³

– Volume d’air stoechiométrique    :   9,6 m³ = 100 %

– Volume du Facteur d’air  (λ)         : 12,58 m³ = 131 % (Air entrant)

– Volume d’excès d’air (Ea)             : 12,58 – 9,6 = 2,98 m³ (Air sortant) soit 31 % de 9,6 m³

En simplifiant l’air étant un mélange de 20,9 % d’O2 et de 79,1 % de N2 on peut donc retrouver la quantité d’O2 entrant et sortant du brûleur.

– Volume d’O2 entrant                     : 12,58 x 20,9 % = 2,63 m³

– Volume d’O2 sortant                      :  2,98 x 20,9 % = 0,63 m³

– Volume de N2 entrant                   : 12,58 x 79,1 % = 9,95 m³

– Vérification (N2 + O2)                  : (9,95 + 2,63) = 12,58 m³

A partir du volume d’O2 total présent dans l’air comburant et le volume d’O2 restant dans les fumées après la combustion on peut calculer le % d’O2 restant dans les fumées :

– %O2 (dans les fumées) = (Volume d’O2 restant dans les fumées x 20,9) / Volume d’O2 total passant par le brûleur.

– %O2 = (0,63 x 20,9) / 2,63 = 5,0 %

– Donc 2,63 m³ d’O2 représente une proportion de 20,9 % du Facteur d’air (12,58 m³) et 5% d’O2 représente le volume final d’O2 restant dans les fumées (0,63 m³) et provenant du facteur d’air (12,58 m³) puisque : 12,58 x 5 % = 0,63 m³.

C’est exactement ce que nous donne le ticket d’analyse de la combustion plus haut.

A partir du Facteur d’air (λ) calculons les volumes entrant et sortant d’O2 puis le % d’O2 sortant.

Soit Facteur d’air (λ) = 2,28 alors Excès d’air (Ea) = (2,28 -1) x 100 = 128 %.

Une telle valeur d’Excès d’air ou de facteur d’air montre que la mesure a été « polluée » par de l’air « parasite » venant s’ajouter au supplément d’air couramment mesuré.

– Facteur d’air (λ)         : 2,28 (Air entrant)

– Excès d’air (Ea)          : (2,28 – 1) x 100 = 128 % (air sortant)

– Volume d’air entrant = Volume stoechiométrique x Facteur d’air = 9,6 x 2,28 = 21,89 m³

– Volume d’air sortant = Volume d’air entrant – Volume d’air stoechiométrique =                   21,89 – 9,6 = 12,29 m³

– Volume d’O2 entrant = Volume stoechiométrique x 20,9 = 21,89 x 20,9 = 4,57 m ³

– Volume d’O2 sortant = Volume d’air sortant x 20,9 = 12,29 x 20,9 = 2,57 m³

– % O2 = (Volume d’O2 restant dans les fumées x 20,9) / Volume d’O2 total passant par le brûleur = (2,57 x 20,9) / 4,57 = 11,8 %.

A partir du volume de N2 total présent dans l’air comburant et se retrouvant dans les fumées après la combustion on peut calculer le % de N2 restant dans les fumées :

Rappel : l’azote n’intervient pas dans la combustion voilà pourquoi on retrouve la même quantité avant la combustion dans l’air comburant et après la combustion dans les fumées. Ceci explique également la raison pour laquelle le diazote n’est pas relevé par l’analyseur de combustion car inutile pour calculer le rendement.

A haute température l’azote présent dans l’air comburant se combine avec l’oxygène pour créer des NOx (Oxydes d’azote) et en particulier le NO2 (Dioxyde d’azote) et le N2O (Protoxyde d’azote) qui détruit l’ozone stratosphérique cependant on le retrouve en quantité extrêmement faible dans la combustion. C’est en particulier le Dioxyde d’azote qui donne cette odeur piquante et âcre aux fumées et s’est lui qui est la cause des pluies acides. Donc une certaine attention est à observer vis à vis de ces composés qui sont des résidus de la combustion.

Premier bilan :

Nous savons retrouver par le calcul le % CO2, le % O2 ainsi que le volume d’O2, le volume de CO2 et le volume de N2. A partir de là il est également possible de retrouver le facteur d’air et l’excès d’air.

5°- Le rendement ou (η) (éta)

Le rendement est exprimé par l’analyseur de combustion en PCI c’est à dire en Pouvoir Calorifique Inférieur.

Petit rappel :

Le PCI ou Pouvoir Calorifique Inférieur ne pourra jamais dépasser 111 % (Rendement théorique).

Le PCS ou Pouvoir Calorifique Supérieur ne pourra jamais dépasser 100 % (Rendement théorique également).

Chaleur latente = Chaleur contenue de manière latente dans la vapeur d’eau à 100°C.

Chaleur sensible = Chaleur sensiblement liée à la température de l’eau.

Tout ceci rappel vaguement la partie du 3°- traitée plus haut sur l’enthalpie de réaction.

Etant originaire du Nord de la France je base une partie de mes calculs et de mes résultats sur le Gaz de Groningue non de « code » G25 – gaz de type L pour « Low » bas pouvoir calorifique.

Par exemple :

Une chaudière basse température ayant un rendement de 90 % sur PCI en G25 aura un rendement PCS de :

R(PCS) = (90 x 29,25) / 32,49 = 81,0 %

Une chaudière à condensation ayant un rendement de 105 % sur PCI aura un rendement PCS de:

R(PCS) = (105 x 29,25) / 32,49 = 94,5 %

– PCS du G25 = 32,49 Mj / m cube

– PCS du G25 = 9,3 kWh / m cube

– PCI du G25 = 29,25 MJ / m cube

– PCI du G25 = 10,3 kWh / m cube

Sachant que : 3,60 Mj = 1 kWh = 0,86011 Th

– PCI / PCS = 0,9 (+/- 0,3)

En terme de Puissance le PCS sera toujours supérieur au PCI. On pose : PCI = 0,9 x PCS.

En terme de rendement l’expression sur PCS sera toujours inférieure à l’expression sur PCI. On pose : PCS = 0,9 x PCI.

D’où bien souvent des confusions et des erreurs.

Le rendement se calcul grâce à la formule dite de Siegert on parle de formule approchée.

Rendement (PCI) = 100 – K’ [(T°C Fumées – T°C Ambiant) / (21 – %O2)]

ou

Rendement (PCI) = 100 – K [(T°C Fumées – T°C Ambiant) / % CO2]

K’ = 0,84 c’est un coefficient lorsque l’on a la valeur de %O2

K = 0,48 c’est un coefficient lorsque l’on a la valeur de % CO2

Le rendement (η) éta donné par l’appareil est de 98,2 % (PCI)

Calculons grâce à la formule de Siegert ce même rendement (η) :

Rendement (PCI) = 100 – K [(T°C Fumées – T°C Ambiant) / % CO2]

Rendement (PCI)  calculé = 100 – 0,48 [(56 – 20,6) / 8,99] = 98,1 %

Soit un écart acceptable avec l’appareil de mesure qui nous donne 98,2 % (PCI).

Présentation des données sous forme d’un tableau global.

Avec l’ensemble des démonstrations ci-dessus le chauffagiste est à même d’analyser et d’interpréter rigoureusement les résultats de son analyse de combustion. Certains « puristes » aimeront allé plus loin et je leur propose la suite de cet article « pour aller plus loin ».

 Pour aller plus loin :

Le chimiste a pour vocation d’étudier la matière dans ce qu’elle renferme de plus petit pour cette raison il étudie la matière sous son aspect moléculaire puis atomique. Cependant l’échelle atomique étant tellement petite le chimiste a voulu rapprocher cette échelle de la notre pour cela dans ses calculs le chimiste va raisonner non pas en terme d’atome unique mais en terme de paquets d’atomes qu’il nomme « mol ». Pour analyser les réactions chimiques finement nous devons impérativement en passer par là. A partir de là nous calculons la masse de chaque mol que l’on nomme « Masse molaire » symbole « M » elle s’exprime en gramme / mol.

Pour cela nous allons reposer l’équation chimique développée de la combustion avec la production de fumées humide comme ceci se produit dans les chaudières notamment :

CH4 + 2 O2      –>  CO2 + 2 H20 + Energie (réaction exothermique)

Nous pouvons également traduire cette équation développée par une présentation globale des données comme j’avais pu le faire plus haut

a) Retrouvons par exemple la quantité d’air nécessaire à la combustion d’un mètre cube de gaz méthane.

Masse molaire (M) du carbone = 12 g / mol

Masse molaire (M) de l’hydrogène = 1 g / mol

Masse molaire (M) de l’oxygène = 16 g / mol

– Masse molaire du méthane de formule CH4 = 12 + (4 x 1) = 16 g / mol

– Masse molaire de l’eau de formule H2O = (2 x 1) + 16 = 18 g / mol

– Masse molaire (M) du dioxyde de carbone de formule CO2 = 12 + (2 x 16) = 44 g / mol

Enfin les chimistes ont déterminés également la volume d’une mol de gaz (considérant que l’on a affaire à un gaz parfait) et que l’on nomme volume molaire des gaz = 22,4 L . mol

Reprenons l’équation chimique on voit que :

1 mol de gaz méthane (CH4) réagit avec 2 mol de dioxygène (O2)

On peut donc écrire que : 16 g  de CH4 réagit avec (2 x 32 g soit 64 g) d’O2.

Sachant que ces 16 grammes de CH4 représentent 1 mol et qu’une mol de gaz représente un volume de 22,4 L / mol alors 16 gramme de CH4 représentent = 22,4 Litre ou 0,0224 m cube.

Déterminons le nombre de mol de gaz présent dans 1 m cube de CH4 : si 1 mol  de CH4 = 0,0224 m cube alors 1 m cube de CH4 = (1 x 1) / 0,0224 = 44,64 mol.

Selon l’équation chimique 1 mol de CH4 réagit avec 2 mol d’O2 donc on peut écrire que : 44,64 mol de CH4 (soit 1 m cube de CH4) réagiront avec (2 x 44,64) / 1 = 89,28 mol d’O2.

Sachant que le volume molaire d’un gaz est de 22,4 L / mol

Alors 89,28 mol d’O2 réagiront avec : (22,4 x 89,28) = 1999,87 m cube d’O2 que l’on peut arrondir à 2 m cube.

Nous avons ainsi démontré que la combustion d’un mètre cube de gaz méthane pur (CH4) consomme 2 mètres cube de dioxygène.

L’air étant composé de 20,9 % de dioxygène + de 79,1 % de diazote (nous mettons volontairement de côté les gaz rares) nous pouvons écrire que :

20,9 % = 2 m cube

Donc : 79,1 % = (79,1 x 2) / 20,9 = 7,57 m cube.

Nous avons donc : 2 mètre cube d’O2 + 7,57 mètre cube de N2 = 9,57 mètre cube d’air.

Nous pouvons dire qu’un mètre cube de méthane (CH4) à besoin pour brûleur d’au moins 9,57 mètre cube d’air (O2 + N2) ceci pouvant être simplifié par 1 m cube de méthane à besoin de 10 m cube d’air.

b) Retrouvons par exemple le volume d’eau sous forme de vapeur (mètre cube) produit par la combustion d’un mètre cube de gaz méthane.

A nouveau reprenons l’équation chimique on voit que :

1 mol de gaz méthane (CH4) réagit pour former 2 mol d’eau (H2O) sous forme liquide nous pouvons donc dire sans refaire les calculs plus haut qu’un mètre cube de méthane pur (CH4) réagit pour former 1,99 mètre cube d’eau à l’état vapeur (gazeux).

Donc 1 mètre cube de CH4 produit environ 2 mètres cube d’eau soit 2000 Litres d’eau sous forme de vapeur d’eau donc sous forme gazeuse.

Si cette eau passe de l’état gazeux (vapeur d’eau) à l’état liquide s’est bien ce qui arrive lorsque l’on s’approche ou que l’on s’éloigne de la température du point de rosée nous avons :

1 mol de CH4 donc 0,0224 m cube produira 2 mol d’eau soit (2 x 18 g / mol) = 36 grammes d’eau

Donc 1 m cube de CH4 produiront : 36 / 0,0224 = 1607 grammes d’eau soit 1,6 kg. Sachant que la masse volumique de l’eau est de 1 kg / litre à environ 4 °C.

Nous pouvons raisonnablement dire que 1 m cube de CH4 produit environ 1,6 Litres d’eau sous forme d’eau liquide (l’eau pouvant être sous forme de vapeur).

Voyez l’importance de ces calculs un peu fastidieux pour bien comprendre tout ce qui est en jeu.

 

 

 

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R.T.A – Frisquet

 

L’eau chaude sanitaire est régulée grâce à une vanne thermostatique appelée R.T.A pour Régulateur de Température Automatique qui permets de faire sortir de la chaudière une eau chaude sanitaire dont la température est de 50 °C environ, l’eau chaude est ainsi régulée ce qui permets d’éviter de graves brûlures mais également cela permets d’économiser l’eau et enfin cela permets d’avoir un débit horaire plus important.

Il existe plusieurs générations différentes de R.T.A – Ils ont tous la même fonction mais il se présentent un peu différemment. Les plus récents sont équipés d’un raccord sur le côté permettant de les raccorder à une petite tubulure en cuivre permettant de remplir la chaudière ainsi que d’une cartouche thermostatique interchangeable d’autre ne sont seulement qu’équiper de cette fameuse cartouche interchangeable pour cette raison il faut faire très attention lors de la commande du R.T.A de remplacement, il est impératif de connaître précisément le modèle et l’année de fabrication de sa chaudière.

Photo n° 1 – R.T.A d’une chaudière frisquet de type TGP au sol c’est une ancienne génération qui ne possède pas  de cartouche interchangeable.

Ce type de R.T.A présente le gros inconvénient qu’après 10 à 15 ans de fonctionnement lorsque la cartouche est déréglée la vis de réglage interne celle située derrière le bouchon vissé présenté sur les photos ci-dessous est complètement bloquée il s’avère impossible de la dévisser sauf au risque de casser la fente permettant d’insérer un tournevis plat. Donc attention ne forcer pas cette vis car après il n’est plus possible de remettre en état la pièce. Une astuce permets de la refaire tourner évitant l’achat d’un nouveau R.T.A. On observe sur cette photo que le fabricant a gravé dans le métal des lettres avec (F) pour eau Froide – (C) pour eau Chaude et (M) pour eau Mitigée ainsi il est aisé de se repérer rapidement.

Photo n° 2 – Le R.T.A vue de côté avec son bouchon vissé

Photo n° 3 – Le R.T.A avec bouchon dévissé laissant apparaître la vis de réglage de la température mitigée de l’eau chaude

Le R.T.A présenté sur ces trois photos a été entièrement rénové et testé sur banc d’essai afin de voir si il gardait en mémoire la température de l’eau chaude mitigée.

Photo n° 4 – Ouverture du R.T.A et présentation des pièces internes

La cartouche thermostatique contient de la cire qui sous l’action de la chaleur va se déformer et venir pousser un piston mobile interne qui va mélanger à l’eau chaude sortant de la chaudière l’eau froide. Il est à noter que la déformation de cette cartouche se fait sur quelques dixième de millimètre. Un ressort antagoniste refermera le piston mobile pendant le puisage au fur et à mesure que l’eau chaude baisse en température.

Photo n° 5 – Schéma de coupe du R.T.A

Encore une fois ce modèle de R.T.A est une version ancienne ne possédant pas la nouvelle cartouche thermostatique. Sur la nouvelle version de R.T.A l’eau chaude Mitigée se trouve à gauche et l’entrée d’eau Froide se trouve à droite (voir dessin n° 11 en bas) alors que sur cette version de R.T.A on observe bien que l’entrée d’eau Froide est située sur la gauche et que la sortie d’eau chaude Mitigée se trouve sur la droite. Rappelez vous que sur le corps lui même du R.T.A sont gravé les lettres (C) – (F) et (M) pour Chaud – Froid et Mitigé.

Photo n° 6 – Vue interne du R.T.A

Photo n° 7 – Vue du ressort internedu R.T.A

Photo n° 8 – Mise en place du R.T.A sur banc d’essai et réglage de la cartouche sur la température désirée

Noter sur cette photo que le sens de l’entrée d’eau froide est inversé ici pour des raison de facilité dans le raccordement réel l’eau froide entre par le raccord du bas puis sort par le raccord du haut afin de pénétrer dans l’échangeur sanitaire de la chaudière. La température indiquée sur le thermomètre correspond à la température d’eau chaude (T2) en début de mesure elle atteindra un pique à 57,2° C lors des prises de mesures.

Photo n° 9 – Zoom sur les mesures obtenues

Photo 11 – Dessin d’un R.T.A nouvelle génération

Photo n° 12 – R.T.A nouvelle génération avec tube de remplissage réseau chauffage raccordé sur une chaudière Frisquet murale

Photo n° 13 – R.T.A nouvelle génération sans possibilité de raccorder un tube de remplissage réseau chauffage raccordé sur une chaudière ancienne génération (hydromotrix de 1987)

Sur cette photo on observe un modèle de R.T.A nouvelle génération avec cartouche thermostatique démontable qui est montée sur une chaudière Frisquet modèle hydromotrix de 1987 (la photo a été prise en mai 2010). Ce modèle de R.T.A ne possède pas la réservation permettant de raccorder le tube du disconnecteur servant à remplir la chaudière comme sur la photo n° 11 plus haut.

Photo n° 14 – R.T.A de la photo n° 11 mais sans le repérage de l’eau Froide – eau Chaude ou eau Mitigée

On observe sur cette photo que le marquage sur le R.T.A n’est pas systématique pour cette raison vous avez les indications de montage sur la photo n° 11 ci-dessus.

Photo n° 15 – R.T.A ancienne génération sans cartouche thermostatique démontable raccordé sur une chaudière Frisquet avec ballon sanitaire type Hydroconfort

On observe sur cette photo que même en l’absence d’un R.T.A nouvelle génération et afin de répondre à la réglementation sanitaire l’installateur à lui même prévu sur le tube cuivre une tubulure cuivre permettant de remplir le réseau chauffage puisque le R.T.A ancienne génération n’en n’est pas pourvu.

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Chaudière Pulsatoire – AUER

 

Fabricant Français de chaudières,  AUER inventait il y a plus de cent ans le bec de gaz à lumière blanche incandescente qui surpassait la lumière électrique. De nos jours AUER invente la chaudière à condensation à combustion pulsatoire. Le journaliste Michel Chevalet écrira :  » c’est une nouvelle race de chaudière, c’est simple, c’est efficace et ça marche ! « .

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Photo n° 1 – Chaudière modèle : Pulsatoire – Marque : AUER avec son ballon d’eau chaude sanitaire type « Profusion »

Le principe de fonctionnement

Le mélange air / gaz est introduit directement dans la chambre de combustion par l’aspiration d’un ventilateur, une bougie crée une étincelle qui déclenche une micro-combustion au rythme de 115 micro-combustions par seconde libérant une grande quantité d’énergie. Les gaz libérés par ces micro-combustions sont véhiculés à travers le faisceau de tubes de l’échangeur primaire ce qui crée une dépression qui entraîne à nouveau l’arrivée du mélange air / gaz.

Se sont les gaz extrêmement chaud libérés par les séries de micro-combustions qui vont s’écoulés de manière turbulente au travers du faisceau de tubes de l’échangeur qui vont chauffer l’eau contenue dans le primaire chauffage. De part sa grande contenance 7 litres d’eau pour la Pulsatoire 20 kW et 16 litres d’eau pour les Pulsatoires 32 et 40 kW le primaire chauffage dilue fortement les boues réduisant de fait leurs impactes négatives sur le rendement. De plus le diamètre de passage des fluides étant très important ceci écarte grandement les risques de colmatages et de mauvais échanges thermiques. Le primaire est constitué à partir d’inox 316 L c’est à dire d’un métal extrêmement résistant à la corrosion.

Photo n° 2 – Coupe d’un primaire chauffage d’une chaudière Pulsatoire

Photo n° 3 – Régulation intégrée à la chaudière

Photo n° 4 – Tableau de programmation seul sur la chaudière

Photo n° 5 – Le conduit de fumées de la chaudière en PVC NF M1

Les fumées produites par la chaudière sont tellement basses en température q’un simple tube PVC habituellement utilisé pour l’évacuation des équipements sanitaire est utilisé. Pour les chaudières de 20 kW de puissance le diamètre du tube PVC sera en 40 pour les chaudières de 32 et 40 kW de puissance le diamètre du tube sera en 63. La longueur maximale à l’horizontal ou à la vertical pourra atteindre 25 mètres. La chaudière d’origine peut être utilisée en version ventouse ou en version cheminée sans changement particulier.

Photo n° 6 – Quelques exemples de raccordement possible du tube d’évacuation des fumées

Photo n° 7 – Schéma de principe interne de la chaudière Pulsatoire

Ouverture du couvercle en fonte noire afin d’accéder à la bougie

Tête de combustion en position dans la chambre de combustion

Tête de combustion démontée et retournée

Schéma des deux types de tête de combustion l’une pour les chaudières 20 kW et l’autre pour les chaudières 32 à 40 kW

Photo n° 8 – Zoom sur l’évacuation des condensats

La chaudière Pulsatoire étant réellement efficace, condense énormément c’est après tout ce que l’on demande à une chaudière utilisant cette technologie il est donc nécessaire de s’occuper de partie évacuation des condensats de manière très rigoureuse. Cette partie n’est pas du tout compliquée ou contraignante mais réclame une attention particulière.

Photo n° 9 – Té situé derrière la chaudière servant à évacuer les condensats

Photo n° 10 – Présentation concrète du té situé derrière la chaudière

Photo n° 11 – Flotteur du pot de condensats

Une fois par an dévisser le réceptacle du pot de condensats afin de nettoyer le flotteur et de voir si celui ci reste bien mobile dans le cas contraire les condensats ne peuvent plus s’évacuer par le tube en silicone et une alarme retentit à la chaudière.

Nettoyage du flotteur à condensats inclus dans le protocole d’entretien annuel de la chaudière. Le nettoyage se fait à l’eau savonneuse ceci redonne au flotteur une surface lisse propice à son mouvement de bas en haut.

Photo n° 12 – Raccordement à éviter impérativement

Il n’est pas bon de raccorder le tube silicone d’évacuation des condensats à un tube métallique même en cuivre en effet les condensats fortement acides vont à terme corroder le cuivre laissant écouler par terre une partie des condensats normalement évacués au tout à l’égout. Utiliser toujours des tubes synthétiques lorsque vous véhiculer les condensats (silicone, PE, PER, PVC etc ….).

Photo n° 13 – Ne pas négliger l’importance de la pente pour la bonne évacuation des condensats

Si l’on pose directement la chaudière au sol sans avoir pris la précaution de la rehausser par un socle spécialement conçu à cet effet le tube silicone servant à évacuer les condensats risque de présenter une contre pente. Celle ci aura des répercutions très dommageables sur le bon fonctionnement de la chaudière.

Photo n° 15 – La production d’eau chaude sanitaire : deux systèmes

Photo n° 16 – Le système de production d’eau chaude sanitaire « Profusion »

Photo n° 17 – Zoom sur l’échangeur à plaques

Photo n° 18 – Schéma de raccordement du ballon « Profusion »

Photo n° 19 – Schéma de fonctionnement du ballon « Profusion »

Photo n° 20 – Fonctionnement du ballon « Profusion »

Photo n° 21 – Démontage de l’échangeur à plaques

Photo n° 22 – 2changeur à plaques démonté

Photo n° 23 – Raccordement de l’échangeur à plaques sur détartreuse

Comme on peut l’observer sur cette photo l’échangeur à plaques est facile à détartrer car il possède des raccords filetés permettant le branchement de la détartreuse. Un détartrage peut s’avérer utile tous les 4 à 5 ans avec un acide faible dilué en passage pendant 30 minutes. Préférez toujours un temps de passage plus long avec un acide très dilué plutôt qu’un temps de passage court avec un acide trop concentré.

Photo n° 24 – Avant de remonter l’échangeur à plaques brosser délicatement les collés d’étanchéité si ils présentent un dépôt verdâtre de carbonate de cuivre et utiliser dans tous les cas de nouveaux joints d’étanchéité.

Ce qu’il faut retenir sur la Pulsatoire :

L’absence de brûleur garantie une stabilité du système dans le temps

L’échange de chaleur fumées / paroi échangeur se fait de manière turbulente alors qu’avec les autres chaudières à condensation l’échange se fait de manière laminaire et le meilleur rendement se fait obligatoirement pour un écoulement turbulent.

Même en production d’eau chaude sanitaire la chaudière Pulsatoire condense et garde un rendement très élevé

Les boues gardent leur effet indésirables sur les radiateurs, la formation de poche d’air, ou le colmatage des canalisation cependant la chaudière possédant une contenance en eau très élevé (de 7 à 16 litres en fonction de la puissance) les boues sont diluées et n’ont donc pratiquement aucun impactes sur la chaudière et son rendement.

Un désemboauge reste toujours conseillé pour le reste du réseau (radiateurs, canalisation et accessoires type pompes etc ..)

Aucun réglage du mélange air / gaz ne doit se faire sur la pulsatoire alors que sur les autres modèles à condensation il est nécessaire une fois par an au minimum car dans le temps les chaudières à condensation classique se dérègle naturellement, la pulsatoire ne peut pas se déréglée son mélange est stable dans le temps naturellement.

Le conduit de fumées est de petites tailles et ne coûte pratiquement rien puisque c’est du PVC servant communément aux écoulement des eaux usées.

Plus de ramonage, plus de tubage avec des conduits encombrants qui se dégradent dans le temps, qui peuvent percer et qui sont très onéreux.

La chaudière est conçu pour être utilisée en version ventouse ou en version cheminée sans qu’il soit nécessaire d’opérer de modification dessus. La chaudière peut être au début utilisée en version cheminée puis ensuite en version ventouse sans devoir changer quoique se soit dedans.

Son niveau d’émission de polluants est largement inférieur au label ange bleu (allemand) il correspond à 10 mg / kWh d’oxyde d’azote.

Côté consommation concrète – cas personnel

L’une des questions fréquemment posée lors du choix d’une chaudière à condensation s’est celui de la consommation de gaz. Ici nous allons exprimer la consommation de gaz en m³ (Rappel : 1 m³ = 1 000 Litres) – Gaz Naturel (Gaz de Groningue*)

* Groningue est le nom d’une ville située au Pays bas et qui possède un gisement de gaz naturel

Composition du foyer : 2 adultes + 2 adolescents

Equipements sanitaires : 1 baignoire en 1,60 mètres + 1 douche + 1 lavabo

Volume d’eau (froide + chaude) consommée par an en moyenne (étude sur 3 ans) : 133 m³ / an soit 11 m³ / mois pour 4 personnes soit 2750 litres / mois / personne ou environ 92 litres / jour / personne

Surface habitable : 100 m ² – Maison sur un étage – Isolation des combles en laine de verre de 200 – Double vitrage récent (2006) partout – Avancée en toiture polycarbonate épaisseur double sur environ 15 m² (déperditions thermiques importantes mais beaucoup de lumière même en plein hiver)

Température ambiante de référence : 22 °C

Consommation de gaz pour l’année 2009 sur relève compteur : 1881 m³ / an soit environ 157 m³ / mois soit environ 5,2 m³ / jour

La consommation de gaz se fait pour la cuisson + l’eau chaude sanitaire + le chauffage.

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Mesures électriques sur chaudière

 

Savoir mesurer certains points électriques de la chaudière au sol possédant un bloc gaz électro-mécanique peut se révéler bien souvent très utile afin d’établir un diagnostique de panne. Pour réaliser ces procédures un multimètre s’avère être un outil indispensable.

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Nous reprenons ci-dessous un montage expérimental composé d’un véritable brûleur d’une chaudière au sol équipé d’une paire d’électrodes d’allumages électronique, d’une sonde d’ionisation, d’un bloc gaz de marque SIT modèle : 830 Tandem et d’un tableau complet de chaudière sol composé d’un interrupteur d’allumage, d’un bouton de réarment défaut d’allumage, d’un capillaire thermométrique en cuivre avec écran analogique, d’un aquastat à capillaire pour le bon tirage des fumées (également appelé SPOTT) équipé d’un réarmement manuel, d’un aquastat à capillaire de réglage départ chauffage, d’une sécurité sur-chauffe par bouton (sans réarmement manuel).

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Photo n° 1 – Présentation du brûleur

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On observe sur cette photo que la sonde d’ionisation est chauffée au rouge. Nous avons branché en série notre multimètre dont le sélecteur sera au préalable réglé sur le micron-Ampère – Nous avons placé les deux cosses l’une dans le COM (Commun) et l’autre dans le mA (milli-Ampère) – La mesure d’un courant d’ionisation s’effectue de cette manière, l’ampèremétre indique une valeur de 4,4 µA soit un courant très faible (un millième de mA soit 0,001 mA). Pour ce montage la puissance du brûleur a été réduite au maximum ce qui explique la valeur assez faible du courant d’ionisation cependant plus la flamme est puissante plus elle est active et plus le courant d’ionisation est élevé.  Nous allons voir dans la photo n°2 comment est réglé l’ampèremétre.

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Photo n° 2 – Réglage de l’ampèremètre

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Photo n°3 – Représentation du schéma de câblage

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Photo n° 4 – Présentation du tableau avant de la chaudière

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On observe sur cette photo le bouchon noir qu’il suffira de dévisser afin de réarmer le cas échéant le bouton de sécurité des fumées. En effet en cas de mauvais tirage des fumées produites lors de la combustion celles-ci peuvent mal s’évacuer vers l’extérieur et retomber dans la chaufferie, chargées de monoxyde de carbone le CO (gaz mortel) et d’oxydes d’azote les NOx (gaz donnant cette odeur âcre aux fumées et souvent confondu avec le gaz naturel) elles sont dangereuses pour cette raison les fabricants sont tenus de placer une sécurité (appelée SPOTT) signifiant Système Permanent d’Observation du Tirage Thermique qui coupe le brûleur en cas d’anomalie de tirage (Arrêté du 2 août 77 modifié – Titre Premier – Article 5 – Obligation depuis le 1 janvier 1994).

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Photo n° 5 – Bouton de réarmement des fumées

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Photo n° 6 – Réarmement de la sécurité fumées (SPOTT) (Système Permanent d’Observation du Tirage Thermique)

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Si la sécurité fumées est enclenchée vous sentez une résistance lorsque vous appuyez dessus. Tant que celle-ci n’est pas manoeuvrée manuellement comme présenté sur la photo 6 ci-dessous la chaudière ne redémarrera pas d’où la nécessité d’appuyer dessus. Attention en cas d’enclenchement fréquent de cette sécurité il est possible qu’un volatil ait décidé d’installé un nid juste au dessus de votre conduit ce qui fait refouler vos fumées l’intervention rapide d’un professionnel devra être opéré. Cette sécurité ne doit en aucun cas être shunté pour faire redémarrer la chaudière.

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Photo n°7 – Présentation du tableau arrière de la chaudière

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Photo n° 8 – Prendre la tension aux bornes de l’alimentation générale du tableau de la chaudière

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Photo n° 9 – Mesure de la tension aux bornes de l’alimentation générale (vue d’ensemble)

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On observe sur cette photo la valeur de la tension (AC) ou Alternatif Courant – la valeur (DC) indique que le courant est continu on parle de tension V. AC ou de tension V. DC. Sur cette photo on remarque que le multimètre est raccordé en dérivation. La tension alternatif mesurée en de 223,9 V (AC).

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Photo n° 10 – Emplacement des modules de mesures et de sécurité ainsi que de  leurs sondes

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Photo n° 11 – Module de sécurité type aquastat départ chaudière ou sécurité fumées (SPOTT)

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Photo n° 12 – Vérification du fonctionnement du module

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Pour effectuer un test de fonctionnement d’un module de sécurité par exemple un SPOTT (Système Permanent d’Observation de Tirage Thermique) ou d’un aquastat de température de départ chaudière il suffit de faire le test dit de « continuité ». En effet lorsque le module est fonctionnel il est dans un état passant c’est à dire que le circuit est fermé donc que le courant passe. Le multimètre est équipé d’un test de « continuité » voici comment cela peut être mis en évidence.

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Rappel la mesure d’une résistance se fait alors que le module est testé n’est pas sous tension. Dans le cas de la photo ci-dessous la valeur de la résistance est de  0,3 O cela signifie qu’il existe bien une résistance même très faible mais elle est bien présente cela signifie que le circuit est correct (il est fermé) dans le cas contraire le multimètre aurait indiqué un symbole clignotant instable. De plus en appuyant sur une touche spécifique ce multimètre émet une sonnerie lorsque le circuit est correctement fermé indiquant que le module est fonctionnel.

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Photo n° 13 – Agrandissement sur le raccordement des pinces du multimètre

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Photo n° 14 – Réglage du multimètre pour le test d’une continuité

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On observe que le multimètre affiche le pictogramme en forme de petite note de musique indiquant que le test de continuité est activé. Lorsque le circuit est fermé il y a une musique. Prenons l’exemple de la sécurité fumées en temps normale la sécurité est commutée c’est à dire qu’elle laisse passer le courant dans le cas contraire si la sécurité s’est déclenchée s’est qu’elle a enregistrée un refoulement anormal coupant le passage du courant et du même coup arrêtant l’alimentation électrique de la vanne gaz qui se coupe automatiquement arrêtant du même coup l’arrivée du gaz au brûleur.

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Photo n° 15 – Test de continuité sur un Aquastat chaudière démonté réglé sur  O °C

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Le bouton de réglage étant réglé sur zéro l’aquastat n’est pas en demande le circuit est ouvert il ne laisse pas passer le courant si il était raccordé ceci correspondrait à une vanne gaz non alimentée électriquement et donc à l’arrêt. L’appareil n’indique aucune valeur de résistance mais uniquement un symbole OL. clignotant.

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Photo n° 16 – Test de continuité sur un aquastat chaudière démonté réglé sur 90 °C

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Le bouton de réglage de l’aquastat étant réglé sur 90 °C ceci simule une demande de chaleur de la part du réseau chauffage le circuit interne de l’aquastat se ferme le courant passe il y a continuité et donc apparition d’une valeur de résistance (sur l’écran on lit 0,4 O), une sonnerie retentit. Ce double test nous indique que l’aquastat est fonctionnel en effet sur la photo n° 15 l’aquastat étant réglé sur 0 °C le circuit est ouvert pas de demande de chaleur puis après avoir tourné le bouton sur le 90°C il y a donc demande de chaleur le circuit électrique se ferme le courant passe et vient alimenter la bobine électrique de la vanne gaz qui s’ouvre et laisse s’échapper le gaz au brûleur. Généralemnt l’anomalie rencontrée sur un aquastat c’est qu’il est toujours ouvert il n’y a donc plus demande de chaleur le brûleur reste éteint malgré que le thermostat d’ambiance lui est en demande. Plus rarement l’aquastat peut être en anomalie car il reste perpétuellement fermé lorsque le thermostat d’ambiance n’est pas en demande le brûleur reste éteint par contre lorsque le thermostat d’ambiance se place en demande de chaleur le brûleur est continuellement en demande ce qui fait très rapidement monté la température provoquant le déclenchement d’une autre sécurité « la surchauffe » qui ouvre le circuit électrique coupant l’alimentation de la vanne gaz et donc l’extinction du gaz au brûleur.

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Photo n° 17 – Aquastat de réglage de la température départ chaudière

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L’électrovanne gaz ou « bloc gaz »

 

Dans cette fiche technique nous allons étudier une vanne gaz de marque : Honeywell – modèle : V 4600 C – Réf. : 1193 – 2 car s’est une vanne que l’on rencontre très souvent sur bon nombre de marques et de modèles différents de chaudière.

I – Savoir lire le marquage sur une vanne gaz

Deux grands fabricants d’électrovanne gaz se dégagent du marcher, le fabricant Honeywell (Pays bas) et l’Italien Sit. Bien sûr d’autres marques existent on peut entre autre rencontrer des électrovannes gaz de la marque Siemens, Robertshaw, Théobald, Time, White Rodgers, Dungs, Furigas …

Photo n° 1 – Plaque signalétique d’une vanne gaz de marque : Honeywell – Modèle : V 4600 C – Référence : 1193 – 2

Photo n° 2 – Modèle d’une ancienne vanne gaz de marque : Robertshaw – Modèle : Unitrol – Modèle : 7000 BGVER 240

On observe sur cette photo qu’avant le marquage était directement placé sur la vanne gaz il n’y avait pas de plaque autocollante.

Photo n° 3 – Position du marquage modèle en fonction de la configuration de l’électrovanne

Ce modèle de vanne gaz est très particulier puisqu’il ne possède pas d’insert magnétique pour le thermocouple.

Marque de la vanne gaz : Sit – Modèle : NOVA 827 – Type : 827127

Marque : Honeywell – Modèle : V 4400 C – Type : 1286 -3

Ceci est une ancienne vanne gaz

Photo n° 4 – Réalisons un montage expérimental intégrant une vanne gaz Honeywell V 4600 C – Une sécurité surchauffe – Un thermocouple – Une veilleuse – Une alimentation électrique 230 V AC.

Ce montage nous montre que la veilleuse est allumée et qu’il n’y a aucune tension aux bornes de la vanne (heureusement ! Puisque le bloc n’est pas raccordé côté aval)

Photo n° 5 – Montage nous montrant une veilleuse éteinte et aucune alimentation électrique du clapet du bloc gaz (tension 0,00 V AC)

Photo n° 6 – La veilleuse est toujours éteinte mais le clapet du bloc gaz est sous tension (la vanne gaz principale est ouverte)

Ce test présente l’intérêt d’entendre si oui ou non le clapet gaz bouge grâce à l’interrupteur on peut ouvrir ou fermer le clapet ce qui provoque une sorte de « floque » qui nous renseigne sur le mouvement ou non d’ouverture du clapet principal gaz.

Photo n° 7 – Raccordement électrique par shunt de la sécurité surchauffe

Comment ça marche ? La tête du thermocouple est fortement chauffée par la veilleuse allumée – Au contact de la chaleur le thermocouple délivre une tension électrique qui va circuler par le haut de la sécurité surchauffe puis ressortir vers le bas pour venir entrer dans la vanne gaz jusqu’à le piston ou clapet magnétique qui va resté ouvert et laissé ainsi la veilleuse fonctionner.

Photo n° 8 – Vue arrière de l’électrovanne gaz

On observe sur cette photo une flèche indiquant le sens de remontage de la vanne gaz (évitez de la remonter à l’envers)

Photo n° 9 – Comment tester la continuité de la sécurité surchauffe

L’intérêt du test de continuité sur la surchauffe prends tout son sens lorsque l’on n’arrive pas à faire tenir la veilleuse. La surchauffe étant shuntée entre le thermocouple et le piston magnétique par le câblage blanc si la surchauffe est ouverte l’intégrité du circuit électrique ne se fait pas et la veilleuse ne peut pas rester allumée (voir également photo n° 10 plus bas). Sur cette photo est représenté une surchauffe type « bouton » cependant il peut y avoir une surchauffe avec bulbe en cuivre ou pour les chaudières encore plus anciennes une surchauffe avec bulbe en verre, le principe reste le même, un test de continuité reste nécessaire.

Photo n° 10 – Shunt de la sécurité surchauffe

Maintenant raccordons à une rampe de brûleur notre bloc gaz et sa veilleuse et tentons de mesurer quelques valeurs caractéristiques.

Photo n° 11 – Ce montage expérimental va nous permettre de mesurer certaines valeurs caractéristiques d’une électrovanne gaz.

On observe sur cette photo que la sécurité surchauffe type bouton a été remplacée par une sécurité surchauffe à bulbe en cuivre la présentation diffère mais le principe reste le même. En bas à droite on observe la présence d’un multimètre qui va nous informez sur la tension délivrée au thermocouple.

Photo n° 12 – Pointe et pince raccordées au multimètre permettant la mesure de la tension délivrée par le thermocouple

Photo n° 13 – Savoir faire varier la puissance de la veilleuse à partir de la vis de réglage intégrée à l’électrovanne gaz

On observe sur cette photo que l’alimentation en 230 Volts n’est pas fermée puisque la rampe brûleur n’est pas allumée.

Photo n° 14 – Raccordement électrique du multimètre sur le thermocouple et emplacement de la vis de réglage de la veilleuse

En tournant dans les sens horaire cela diminue la puissance la vis s’enfonce elle ferme l’accès au gaz. Dans les sens anti-horaire vous ouvrez la vis ceci augment le débit et donc la puissance de veilleuse. Une écoute attentive du bruit de la veilleuse nous indique également si elle est réglée trop fortement normalement on ne doit pas entendre le souffle de veilleuse si elle siffle la vis est trop ouverte en plus vous consommez plus de gaz. Attention le réglage est assez empirique trop fort elle fait du bruit et la consommation de gaz augmente trop faible et le thermocouple n’est plus suffisamment chauffé la veilleuse disjoncte et vous devez la rallumer en permanence de plus vous passer plus de temps avant de stabiliser la veilleuse car sa puissance est plus faible et donc elle met plus de temps à chauffer suffisamment le thermocouple. La pointe de mesure du multimètre est légèrement vissé entre l’embout du fil électrique et le culot chromé de l’embout du thermocouple il ne doit pas toucher d’autre partie métallique sinon le raccordement en série est imparfait et la veilleuse ne tient pas.

Photo n° 15 – Zoom sur le raccordement de la pointe du multimètre

Photo n° 16 – Veilleuse et son thermocouple vue de profil

Sur une électrovanne gaz il a été aménagé deux emplacements afin d’effectuer la mesure des pressions gaz. On parle d’une prise de pression Amont c’est à dire que l’on mesure la pression délivrée par le compteur gaz celle à l’entrée en attente à votre vanne gaz, cette mesure doit se faire vanne gaz arrêtée en fonction de la nature du gaz distribué cette pression Amont statique varie entre 20 et 39 mbar. En mesurant cette pression on va chercher deux choses :

1°- Savoir si la pression délivrée par votre fournisseur de gaz est correcte (est elle dans l’intervalle désirée – Sachez que pour le gaz du nord de la France (Gaz de Groningue) la pression statique amont en théorie est de 27 mbar. Plus bas vous avez toute une partie qui développe les prises de pression gaz sur électrovanne.

2°- Savoir si cette pression est stable si le manomètre indique de brusques variations de pressions dans un espace temps court cela indique une anomalie probablement liée à une défectuosité du détendeur du compteur vous devez contacter rapidement la Grdf ou votre fournisseur de gaz.

Photo n° 17 – Emplacement du détendeur gaz dans le coffret gaz

Sachez que le détendeur est équipé d’une sécurité de détente qui s’enclenche si par exemple vous dévisser brutalement un tuyau de gaz (celui de votre appareil de cuisson par exemple) et que le débit de fuite de gaz est brutalement important, le détendeur s’enclenche et coupe immédiatement toute l’installation de gaz pour remettre en service l’installation gaz vous devez actionner la manette présente sur le détendeur afin de réarmer celui-ci.

Photo n° 18 – Localisation de la manette de réarmement du détendeur gaz

Attention si la manette de détendeur s’est enclenché s’est qu’il y a eu un incident sur votre installation vous devez nécessairement intervenir sur l’incident qui peut être grave avant de remettre en service l’installation gaz. Faire appel à votre fournisseur de gaz ou à un professionnel qualifié gaz reste quoiqu’il arrive la meilleur solution pour votre sécurité.

Photo n° 19 – Compteur gaz non équipé d’un détendeur accessible

Lors d’une intervention sur un bloc gaz il est souvent nécessaire de retirer le tube en aluminium servant à alimenter la veilleuse en gaz lors de sa remise en place il y a souvent des risques de micros fuites celles ci se traduisent par un serrage insuffisant du raccord ou plus grave par un serrage trop important ce qui a conduit à l’écrasement de la noix ce qui rend le raccord définitivement fuyard le remplacement dans son ensemble du tube d’arrivée de gaz à la veilleuse est nécessaire. Mais comment se matérialise une petite fuite de gaz sur ce type de raccord.

Photo n° 20 – Savoir localiser le raccord d’étanchéité du tube en aluminium d’alimentation de la veilleuse

On observe sur cette photo la manière de mettre en service la veilleuse en appuyant fortement sur le bouton d’allumage et en le maintenant enfoncé quelques secondes jusqu’à ce que la veilleuse tienne toute seule.

Après chaque intervention sur ce raccords ou sur d’autres raccords gaz il est indispensable de vaporiser un produit de détection de fuite de gaz que l’on nomme couramment du « mille bulles » se produit est normalisé il doit donc provenir d’un fabricant ayant remplit un cahier des charges précis.

Photo n° 21 – Raccord tube veilleuse vaporisé de produit de détection de fuites « mille bulles » sans qu’il n’y ait aucune réaction de la part du produit ceci traduit l’absence de fuite de gaz.

Test de fuite de gaz : NEGATIF

Photo n° 22 – Même raccord que la photo n° 21 mais présentant une micro fuite de gaz pratiquement indécelable à l’odeur.

Test de fuite de gaz : POSITIF

Photo n° 23 – Même raccord que la photo n° 22 mais présentant une petite fuite de gaz décelable à l’odeur

Test de fuite de gaz : FORTEMENT POSITIF

Une fuite de gaz quelque soit son importance doit être impérativement réparée dans les plus brefs délais. Sachez que le seuil d’explosivité du méthane (gaz naturel) se situe entre 4,0 et  4,4 Vol. % soit entre 40 000 et  44000 ppm* (ppm : partie par million).

La prise des pressions gaz est nécessaire afin d’avoir une idée du cadre de fonctionnement qui entoure l’électrovanne gaz. Nous mesurons les pressions gaz à différents emplacement de la vanne gaz.

Photo n° 24 – Différents emplacements des prises de pression gaz et vis de réglages

Photo n° 25 – Ouverture de la vis afin de prendre la pression statique amont (attention le gaz arrive tout de suite vous devez avoir préparé votre manomètre au préalable – N’oubliez pas que votre veilleuse est allumée) – Cette pression Amont prise sur le bloc gaz correspond à la pression du gaz en sortie de compteur.

Photo n° 26 – Prise de pression amont statique brûleur principal coupé (il est 19 h 23)

On constate que cette pression est assez élevé (en théorie la pression du gaz de Groningue est de 27 mbar). Cette mesure a été réalisée avec un autre manomètre électronique de calibration et elle nous donne pratiquement la même valeur. Le prise de pression gaz statique en amont doit se faire alors que le brûleur principal est à l’arrêt. Lorsque l’on mesure la pression gaz amont alors que le brûleur est en fonction on parle de pression gaz amont dynamique. Cette mesure présente dans un premier temps moins d’intérêt que la pression amont statique.

Photo n° 27 – Ouverture de la vis afin de prendre la pression dynamique aval (c’est à dire celle en sortie du brûleur principal).

La méthode est la même que pour la prise de pression statique amont. Dans un premier temps ouvrez la prise de pression aval alors que le brûleur principal est coupé – Branchez votre manomètre électronique – Puis alimenter électriquement votre clapet gaz – La valeur de pression dynamique aval se stabilise en quelques secondes. Sachez que si le brûleur principal n’est pas en fonction lorsque vous dévissez cette vis de mesure de pression aval il n’y a pas de gaz qui sort de cette visse voilà tout l’intérêt de raccorder son appareil avant que le brûleur principal ne fonctionne.

Photo n° 28 – Prise de pression dynamique en aval (c’est à dire au brûleur en fonctionnement)

Attention se type d’essai doit être réalisé dans des conditions de sécurité maximale – Il est fortement déconseillé d’effectuer se type de manipulation sans s’entourer d’un ensemble de précautions – De manière générale la présentation de ses photos vous montre ce qu’il se passe sans que vous soyez vous obligé de réaliser ces montages difficiles et dangereux.

Nous avons ici la mesure d’une pression dynamique aval (dynamique car brûleur allumé) – La chaleur développée par se brûleur est telle qu’en quelques secondes l’air devient totalement irrespirable. Observez la couleur des flammes elles produisent dans ce cas une combustion avec un excès d’air dans le cas contraire elles seraient panachées de jaune orangé.

Photo n° 29 – Le même brûleur réglé au maximum de sa puissance les flammes consomment beaucoup plus d’oxygène ce qui appauvris rapidement l’air ambiant – Attention cette combustion ne doit pas durer plus que quelques secondes. La chaleur dégagée est suffocante.

Photo n° 30 – Encore une combustion en défaut d’air – La couleur panachée de jaune orangé des flammes nous informe du problème

Le bloc gaz est équipé d’une vis de réglage scellée (c’est à dire qu’en cas de manipulation par une personne autre qu’un professionnel ou le fabricant lui même vous perdez le bénéfice de la garantie ainsi que la possibilité d’effectuer un recours en justice en cas de problème). A ce titre toutes manipulations sur cette vis de réglage déséquilibrera la pression de gaz à la rampe induisant un dérèglement complet du fonctionnement de la chaudière. Cette partie de la fiche est plutôt réservée aux professionnels du SAV.

Photo n° 31 – Emplacement de la vis d’obturation sous laquelle se trouve la vis de réglage de la puissance thermique restituée à la rampe principale

En retirant cette vis d’obturation vous accédez à la vis de réglage de la puissance restituée au brûleur. Il n’y a pas de gaz dans ce compartiment. Attention vous n’avez pas l’autorisation de manoeuvrer cette vis sans l’accord écrit du fabricant, cette vis étant scellée par du vernis ou de la peinture si le scellement est détruit vous devenez responsable de tous les dommages occasionnés par la manipulation interdite de cette vis.

Photo n° 32 – Retirer la vis d’obturation afin d’accéder à la vis de réglage

Encore une fois il n’y a pas de gaz dans ce compartiment. On observe bien sur cette photo la peinture de scellement blanche – Vous n’avez pas l’autorisation d’ouvrir ce compartiment de la vanne, seul un professionnel du gaz ou le fabricant lui même en a le droit.

Photo n° 33 – Emplacement de la vis de réglage

Photo n° 34 – Le réglage de cette vis se fait au moyen d’un gros tournevis plat

Pour rappel : Vous n’avez pas l’autorisation en tant que particulier de manoeuvrer cette vis ceci peut être très dangereux – Cet article est destiné aux professionnels ainsi qu’aux particuliers afin de leur apporter une vraie connaissance de leur chaudière.

Lorsque vous manoeuvrez la vis dans le sens horaire vous augmentez la puissance aux rampes brûleur dans le sens anti-horaire vous la réduisez.

Photo n° 35 – Manoeuvre de cette vis de réglage dans le sens anti-horaire ayant pour effet de réduire la pression gaz aval donc la puissance de la flamme

Mesure de la pression gaz dynamique en Aval c’est à dire au brûleur principal – Observez la petite taille des flammes.

Photo n° 36 – Manoeuvre de la vis de réglage dans le sens horaire ayant pour effet d’augmenter la pression aval dynamique

On observe sur cette photo que la manomètre nous indique 4,57 mbar de pression dynamique aval les flammes sont plus grandes.

Photo n° 37 – Manoeuvre de la vis de réglage dans le sens horaire d’où augmentation de la pression gaz en aval

Le manomètre indique 7,37 mbar à la rampe – La puissance des flammes continue d’augmenter.

Bilan de contrôle à effectuer sur une électrovanne gaz équipée d’une veilleuse permanente et d’un thermocouple

1°- Couper au compteur électrique l’alimentation complète de la chaudière

2°- Repérer sur l’électrovanne gaz le câblage qui l’alimente en 230 Volts (voir photo ci-dessous)

3°- Au moyen d’un multimètre réglé sur la tension alternative mesurer en dérivation la tension aux deux bornes  de l’électrovanne gaz

4°- Contrôler que la veilleuse soit allumée (le brûleur principal n’apportera pas de gaz sur le brûleur principal si la veilleuse n’est pas allumée)

5°- Si la Veilleuse permanente est allumée et que vous mesurez une tension de 230 Volts aux bornes de l’électrovanne gaz et qu’elle ne s’ouvre (c’est à dire que le brûleur principal ne s’allume pas) celle ci est abîmée peut être même définitivement. Attention généralement la sécurité surchauffe est shuntée comme nous avons pu le voir sur le câblage du thermocouple donc si la veilleuse fonctionne cela veut dire que la sécurité surchauffe appelé également Klixon fonctionne également normalement.

6°- Les causes possibles de détériorations de l’électrovanne gaz peuvent être des clapets qui restent collés, un clapet qui est coupé c’est à dire hors service, une veilleuse qui ne tient pas, le bouton poussoir placé sur une mauvaise position (chez le fabricant Sit par exemple il faut placer le bouton dans une position pour allumer la veilleuse permanente et ensuite le tourner d’un quart de tour pour allumer le brûleur principal), des impuretés qui entravent les ressorts de manoeuvres, des impuretés qui s’accumulent au niveau du filtre interne de l’électrovanne gaz.

Si vous souhaitez aborder d’autres modèle d’électrovanne gaz soit contacté moi soit prenez votre place en vous inscrivant à l’une de mes formations.

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Ballon d’eau chaude sanitaire

 

1°- Raccordement type d’un ballon d’Eau Chaude Sanitaire électrique mural blindé 150 litres

Photo n° 1 – Raccordement hydraulique côté Entrée Eau Froide Sanitaire (E.F.S)

On observe sur cette photo qu’il y a un pastillage bleu qui indique la position de l’eau froide ceci est très important car à l’intérieur du ballon la canule amenant l’eau froide est très courte afin de ne pas provoquer un mélange de l’eau froide et de l’eau chaude lors du puisage. On observe également que le groupe de sécurité se trouve sur l’eau froide tout le temps. Enfin on constate la présence entre le groupe de sécurité et le ballon d’un raccord chromé que l’on appel raccord diélectrique (nous verrons dans la suite de l’article sa fonction).

Raccordement côté Entrée Eau Froide Sanitaire – Raccord diélectrique directement placé côté acier galvanisé sur le ballon d’eau chaude

Photo n° 2 – Raccordement côté Sortie Eau Chaude Sanitaire (E.C.S) – Raccord diélectrique placé directement côté Acier galvanisé sur le ballon d’eau chaude

Il est nécessaire de mettre en place un raccord diélectrique sur l’entrée d’eau froide ainsi que sur la sortie d’eau chaude évitant le contact entre des métaux de nature différentes. De plus cette pratique couvre l’usager en cas de percement de la cuve vis à vis du fabricant.

Photo n° 3 – Raccord diélectrique de marque Watts positionné sur l’Eau Froide

Photo n° 4 – Raccord diélectrique de marque Watts positionné sur l’eau chaude (pastillage rouge)

Il est impératif de placer le raccord diélectrique dans ce sens, partie acier du raccord en contact avec le raccord mâle en acier du ballon et la partie en laiton du raccord diélectrique avec une partie en laiton ou en cuivre (ici la vanne d’arrêt bien que chromé est en laiton). Ne pas ajouter sur la partie laiton du raccord diélectrique une réduction ou un mamelon en fer noir ou en galva vous perdriez l’isolation électrique que vous cherchez à obtenir avec le raccord diélectrique.

Photo n° 5 – Présentation possible de la mise en place d’un raccord diélectrique

Cet exemple illustre très bien le principe de la mise en place du raccord diélectrique situé au centre sur cet photo nous avons le raccord diélectrique avec à gauche sa face en laiton qui sera accouplée au tube en cuivre à souder puis à droite sa face en acier galvanisé qui sera accouplée au tube acier à visser.

Photo n° 6 – Dimensions et références des différents raccords diélectriques

Il existe un grand nombre de références de raccord diélectrique soit avec un côté à souder directement sur tube en cuivre et de l’autre à visser sur filetage acier (tableau de gauche – c’est également le cas de la photo ci-dessus n°5) soit à visser des deux côtés (tableau de droite – Le F signifiant : Femelle et le M signifiant : Mâle).

Photo n° 7 – Raccord diélectrique libre (Vue de face – Vue intérieure)

On observe sur cette photo l’isolant qui sépare la partie Acier Galvanisée (chromée) et la partie en laiton (jaunâtre) évitant ainsi le contact directe entre deux métaux de nature différente.

Pourquoi chercher à isoler des métaux de nature différente ?

Le cuivre et ses alliages (le laiton par exemple) sont cathodiques en effet sur le plan électrique le cuivre aura tendance à capter les électrons et a transformer les métaux dits « moins nobles » que lui en oxydes. Lorsque l’on couple le cuivre (métal noble) à de l’acier (métal grossier) il se crée naturellement une différence de potentielle très faible (quelques millivolts) suffisant pour provoquer des phénomènes de corrosion très graves. En effet l’importance ou la gravité d’un phénomène de corrosion ne se mesure pas à la taille de la dégradation, le point de corrosion peut n’être que de quelques millimètres mais être suffisant pour créer un percement et une fuite par exemple à la surface d’une cuve d’un ballon d’eau chaude et le ballon doit être changé, percement à la surface d’un radiateur même si il est de quelques millimètres aucune opération de colmatage ne pourra être envisagé de manière efficace il sera nécessaire de remplacer le radiateur.

Attention dans certains cas notamment lorsque le raccord n’est pas mis en place dans les règles de l’art il ne joue pas son rôle et devient lui même la source d’un phénomène de corrosion.

Photo n° 8 – Raccords diélectriques de marque Watts corrodés

Dans cette situation il est fort probable qu’il y ait eu raccordement d’une pièce en laiton (une réduction par exemple) sur la partie Acier Galvanisée du raccord diélectrique provoquant en effet de pile et une corrosion anormale du raccord diélectrique censé empêcher ce type de phénomène.

Photo n° 9 – Raccord diélectrique de marque Watts avec son isolant de couleur noir

Photo n° 10 – Schéma de coupe du raccord diélectrique de marque Watts

Pour un maximum d’efficacité le ballon d’eau chaude doit être raccordé au moyen de deux raccords diélectriques l’un placé sur l’entrée d’eau froide et l’autre sur la sortie eau chaude sans intermédiaire ni d’un côté (partie acier galvanisé) ni de l’autre côté (partie laiton) se se n’est le tube en cuivre avec son raccord en laiton ou le groupe de sécurité pour l’eau froide.

Photo n° 11  – Voici le type de raccordement qui doit être impérativement préféré à tous autres

Eviter absolument de placer un mamelon en fer noir entre le groupe de sécurité et le raccord 20-27 mâle du ballon en effet il y a un risque de corrosion foudroyante (quelques mois) avec à la clé des dégâts très important.

Photo n° 12 – Groupe de sécurité avec mise en place d’un mamelon en fer noir (ce montage a été réalisé suite au remplacement du ballon d’eau chaude, le mamelon ainsi que le groupe étaient neufs et avaient quelques mois)

Photo n°13 – On observe l’intérieur du mamelon en fer noir il est remplis d’écailles de corrosion qui en se détachant vont venir abimer le joint de la soupape du groupe mais plus grave encore ces paillettes de fer rouillées vont s’incrustées sur le siège venant recevoir le joint de la soupape occasionnant de manière définitive l’écoulement permanent du groupe de sécurité.

Photo n° 14 – Coupe d’un groupe de sécurité (vue de profil)

On observe en coupe le siège de la soupape ainsi que la membrane en élastomère, c’est à cet endroit qu’il peut y avoir écrasement d’une paillette de rouille qui abimera de manière définitive le siège laissant un écoulement permanent du groupe (même si le siège est en inox).

Photo n° 15 – Groupe de sécurité ouvert (vue de face)

Sur cette photo la membrane en élastomère de la soupape n’est pas visible elle se situe sous le ressort

Photo n° 16 – On observe sur cette photo l’intérieur du groupe de sécurité avec le siège visiblement corrodé sur son entourage c’est sur cette partie que vient se comprimer la membrane en élastomère de la soupape.

Photo n° 17 – Membrane en élastomère du groupe de sécurité

Malgré quelques dépôts de tartre discret la membrane a conservée une consistance nette avec des contours réguliers.

Photo n°18 – Groupe de sécurité (vue de profil) sur lequel a été extrait le bouton de manoeuvre (rouge)

Conseil d’usage : si vous décidez d’ouvrir votre groupe sachez qu’un fois ouvert vous perdez tous les bénéfices de la garantie du fabricant (en effet lorsque vous l’ouvrez vous cassez pratiquement à chaque coup une petite pièce en plastique – Ceci n’a aucune importance sur le plan fonctionnel du groupe cependant cela démontre la manipulation). De manière générale je vous déconseille d’ouvrir votre groupe cependant sachez que cela est possible.

Si malgré mon conseil vous décidiez d’ouvrir votre groupe vous devez vérifier l’état de la membrane en élastomère ainsi que l’état du siège si celui ci est éraflé profondément votre groupe de sécurité est à jeter. Lors du remontage de votre groupe éviter absolument de placer un mamelon ou n’importe quel autre raccord en fer noir celui ci en rouillant laissera passer des particules d’acier rouillées qui viendront obligatoirement s’écraser sur le siège et l’abimeront irrémédiablement. L’usage d’un groupe de sécurité en inox conçu pour être plus résistant qu’un groupe avec un siège en laiton va coûté plus cher et ne sera pas plus résistant qu’un groupe laiton si vous avec placé un raccord en fer noir en amont, vous aurez sans arrêt un groupe fuyard que vous devrez remplacer régulièrement.

A quoi sert un groupe de sécurité ?

Il est obligatoire de placer un groupe de sécurité sur les chauffe eau accumulé. Il sert à protéger la cuve contre les excès de pression lié à l’augmentation de la température (dilatation de l’eau), la pression ne peut dépasser 7 bars. Il sert à isoler le chauffe eau du circuit d’alimentation d’eau froide. Il sert à interdire le retour d’eau chaude vers le circuit d’eau froide d’alimentation, grâce au clapet anti-retour appelé également clapet anti-pollution. Il sert à vidanger le chauffe eau par action du bouton de manoeuvre.

Quelques photos d’illustrations peuvent démontre l’importance d’un détartrage régulier d’un ballon d’eau chaude sanitaire

Photo n° 19 – Détartrage d’un ballon électrique de marque De diétrich stabe 200 litres à résistance stéatit – 9 ans d’âge

Cette photo ne représente q’une partie de la quantité total de calcaire précipitée dans ce chauffe eau encore tout à fait fonctionnel. Bien veiller à remplacer le joint de bride (de couleur noir sur cette photo) car lors du remontage et du remplissage du chauffe eau si l’on constate une fuite il sera nécessaire de tout vidanger à nouveau pour placer un joint neuf.

Photo n° 20 – Joint de bride à remplacer systématiquement lors d’un détartrage de chauffe eau

Photo n° 21  – Intérieur de la cuve du chauffe eau – Partie haute du ballon

Observer la couleur bleutée de la cuve il s’agit du revêtement anti-corrosion dont une partie s’est retirée laisser apparaître une « balafre » de rouille visible en bas à gauche sur cette photo, observez également la forme caractéristique du calcaire adhérent sur les parois sous forme d’écaille. L’orifice central sur la photo représente l’endroit où sort l’eau chaude sanitaire.

Photo n° 22  – Canule d’arrivée d’eau froide située dans la partie basse du chauffe eau (De diétrich – stable – 200 Litres)

On observe sur cette photo qu’une partie du revêtement de la cuve bleuté s’est dissocié laissant apparaître l’acier rouillé sous-jacent. La canule (tube) d’arrivé d’eau froide lui même est complètement corrodé.

Photo n° 23 – Zoom sur l’intérieur du revêtement de la cuve d’un chauffe eau sanitaire

Photo n° 24 – Type de raccordement A EVITER

En lieu et place du mamelon en fer noir il aurait était plus que souhaitable de placer un raccord diélectrique et ensuite sur la partie mâle en laiton du raccord diélectrique placer le mamelon laiton. Un tel montage aurait évité le mélange de métaux différents fer noir + laiton.

Photo n° 25 – A EVITER – Absence de raccord diélectrique et mise en place d’un mamelon en fer noir sur le groupe de sécurité

On parle souvent de chauffe eau stéatit et de chauffe eau blindé quelles sont les différences internes remarquables de ces deux appareilles ?

1°- Un chauffe eau stéatit possède une résistance protégée par ce que l’on appel un doigt de gant. La résistance est placée sur un support céramique (relativement fragile) celle ci est ensuite introduite dans un fourreau ou doigt de gant afin qu’elle ne soit pas directement au contact de l’eau ainsi elle est totalement protégée des méfaits du calcaire. De plus le chauffe eau dit « stéatit » possède une anode en titane celle ci a pour fonction de réduire les phénomènes de corrosion contre les parois de la cuve du chauffe eau qui peu à peu se corrode et peut à terme percer.  L’anode titane est pratiquement inaltérable (au vue du temps de vie du chauffe eau).

Photo n°26 – Raccordement d’un chauffe eau stéatit (marque : De Diétrich – stable – Stéatit – Capacité 200 litres – Sur trépied)

Photo n° 27 – Partie électrique et électronique complète d’un chauffe eau De Diétrich – 200 Litres – stable – stéatit

– ATTENTION –

Restez très vigilant lorsque vous n’êtes formé pour la manipulation de ces composants. En effet une tension de 230 Volts alimente ces différents boitiers ce qui peut en cas de contact être dangereux pour votre sécurité. Ne touché en aucun cas les parties non isolés et de manière général préféré faire appel à un professionnel qui répondra à l’ensemble de vos interrogations. Je suis moi même à votre écoute en cas de questions.

Le support en céramique ici sur cette photo est de couleur marron alors que la résistance qui chauffe l’eau du ballon se situe dans les rainures en céramique.

Photo n° 28 – Sécurité surchauffe à réarmement manuel

En cas de surchauffe liée à un dysfonctionnement du chauffe eau il est possible en appuyant sur ce bouton de relancer (réarmer) le chauffe eau afin qu’il se remette en service. Attention si à nouveau la sécurité se déclenche il est impératif de contacter un professionnel afin qu’il vérifie l’appareil dans son ensemble car un dysfonctionnement grave peut être à l’origine de ce déclenchement ce qui peut à terme provoquer de graves problèmes au niveau du chauffe eau.

Photo n° 29 – Potentiomètre de réglage de la température de l’eau chaude sanitaire positionné sur le boitier du thermostat

Photo n° 30 – Doigt de gant d’un chauffe eau stéatit avec anode en titane

On observe que même si il est certains que le doigt de gant du chauffe eau stéatit protège très efficacement la résistance, le calcaire se dépose quand même tout autour du doigt de gant et si ce calcaire se dépose de manière trop importante un mauvais échange thermique entre la résistance et l’eau se crée conduisant à un surchauffe et donc un déclenchement possible de la sécurité surchauffe.

2°- Le chauffe eau blindé quand à lui est moins cher à l’achat. Sa résistance est directement plongée dans l’eau il n’y a pas de doigt de gant qui la protège, il n’y a pas de support céramique et l’anode n’est pas en titane mais en magnésium (on parle d’anode sacrificielle) car elle se consume au cour du temps c’est pour cette raison qu’elle doit être remplacée régulièrement. Rappelons que cette anode est là pour réduire les phénomène de corrosion de la cuve pouvant conduire à terme au percement de celle-ci.

Photo n° 31 – Résistance usagée d’un chauffe eau blindé avec anode magnésium et doigt de gant permettant d’introduire le thermostat de régulation de l’eau chaude sanitaire

Le revêtement blanchâtre est constitué de calcaire qui recouvre l’ensemble des composantes du chauffe eau de type blindé. On observe bien la quantité importante de calcaire entourant la résistance blindé (thermoplongeur) qui est en contact direct avec l’eau chaude. Ce « manteau » calcaire réduit considérablement les échanges thermiques entre la résistance blindée et l’eau ce qui crée inévitablement une surconsommation électrique mais également des surchauffes qui se traduisent par l’arrêt du chauffe eau, l’eau devenant peu à peu tiède puis froide.

Dans cette situation le thermostat du chauffe eau blindé est équipé d’une sécurité surchauffe intégrée qu’il est peut être utile de manoeuvrer au moyen d’une pointe en plastique afin de redémarrer le chauffe eau. Bien veiller aux remarques de prudences énoncées plus haut.

Photo n° 32 – Différents types de thermostats pour chauffe eau blindé

Sur ces boitiers arrive la phase et le neutre (alimentation électrique) et c’est également sur ces boitiers que se trouve le bouton de réglage de la température de l’eau chaude (boutons rouges et blanc) et que se trouve également la sécurité surchauffe à manouvrer en cas d’anomalie.

Photo n° 33 – Zoom sur le boitier d’un thermostat de réglage de la température de l’eau chaude d’un chauffe eau blindé

Sur cette photo on observe un orifice à la place de la sécurité surchauffe cela signifie que la sécurité ne s’est pas enclenchée (il n’y a pas eu de surchauffe). Lorsqu’il y a surchauffe un petit bouton de couleur blanc, rouge ou même noir apparait il suffit d’appuyer dessus au moyen d’une pointe en plastique (éviter l’usage de pointe en métal afin d’écarter tout risque de conduction du courant électrique).

Photo n° 34 – Sécurité surchauffe déclenchée

Pour tester la sécurité surchauffe de votre thermostat il suffit de couper l’alimentation électrique du chauffe eau au compteur ensuite de retirer le boitier du thermostat puis de placer le long tube en laiton (voir photo n° 35) dans une flamme en quelques secondes vous entendez un déclic et vous observez l’apparition du petit bouton (Attention le premier déclic corresponds au réglage du thermostat et non à la sécurité surchauffe). Pour plus de sécurité avant de tester la sécurité surchauffe prenez une photo du boitier et en particulier sur l’orifice de la sécurité, chauffer le tube en laiton écouter et comparer avec la photo initiale, le bouton surchauffe une fois enclenché reste dans sa position signifiant que votre chauffe eau ne produit plus d’eau chaude sanitaire, le seul moyen c’est d’appuyer sur ce bouton (éviter les mines de crayon de bois) afin de réarmer le chauffe eau afin qu’il chauffe à nouveau l’eau.

Si après plus d’une minute le bouton de la sécurité ne sort pas il semble très probable que votre thermostat de chauffe eau soit hors service il faut le remplacer sans attendre et surtout ne faite pas fonctionner votre ballon sans cette sécurité vous risquez de produire une eau à l’état de vapeur lors de votre puisage ce qui pourrait entrainer de graves brûlure.

Photo n° 35 – Description du thermostat de régulation de chauffe eau de type blindés

Photo n° 36 – Autre type de thermostat avec sécurité surchauffe enclenchée

On observe sur cette photo que le fabricant du thermostat appel sa sécurité surchauffe une « sécurité bipolaire ». Rappel la lettre majuscule « L » indique que nous sommes en présence de la Phase alors que la lettre majuscule « N » nous indique que nous sommes en présence du Neutre. Le bouton blanc à droite munit d’une croix permet de régler la température de l’eau, dans le sens des aiguilles d’une montre on baisse la température de l’eau alors que dans le sens anti-horaire on augmente la température de l’eau.

Astuce : certains fabricant semble placer une sécurité de manouvre sur le potentiomètre de réglage de l’eau chaude afin d’éviter tout problème à chaque fois que vous manoeuvrez ce bouton avant toute chose tournez le sur sa pleine échelle jusqu’en buté dans le sens (-) c’est à dire dans le sens des aiguilles d’une montre vous pratiquez ainsi un « reset » puis ensuite régler le bouton sur un point ou deux points ou trois points en fonction de votre cas.

Autre conseil : veillez à ne pas trop augmentez la température de l’eau chaude vous ne ferez qu’augmenter la précipitation du calcaire. Faite votre réglage sur le potentiomètre d’eau chaude attendez le lendemain puis au moyen d’un thermomètre faite couler de l’eau chaude seul et mesurer la température elle doit être au maximum à 50 – 55 °C.

Photo n° 37 – Thermostat de sécurité d’un chauffe eau blindé

Il est possible également de tester le thermostat lui même c’est à dire la fonction de régulation en effet lorsque l’eau est froide le tube métallique en laiton envoi au boitier et en particulier à une série de bilames l’ordre de fermer le circuit électrique, le courant arrive à la résistance pour la chauffer au fur et à mesure que l’eau chauffe la bilame se remet dans sa position et ouvre le circuit il n’y a plus de courant à la résistance elle cesse de chauffer. Cette fonction thermostatique peut être testée au moyen du teste de continuité selon le montage suivant :

Photo n° 38 – Montage pour tester la bonne continuité de la fonction régulation du thermostat d’un chauffe eau stéatit (la démarche est identique pour les chauffe eau blindés).

Potentiomètre réglé sur zéro ceci simule aucune demande de chaleur (potentiomètre au minimum) il ne donc y avoir aucun passage de courant jusqu’à la résistance. Le multimètre ne sonne pas et la résistance est infinie (symbolisée par OL.)

Photo n° 39 – Potentiomètre réglé sur moyen un déclic retentit et le multimètre se met à sonner indiquant l’apparition d’une résistance (celle du circuit du thermostat et du montage)

Conseil d’utilisation : ne chercher pas à mesurer une résistance alors que les appareils sont sous tension. Une résistance se mesure appareil débranché complètement.

Photo n° 40 – Schéma de montage pour la mesure de continuité sur la régulation d’un thermostat de chauffe eau blindé.

Sur cette photo le multimètre affiche « OL. » il n’y a donc pas de sonnerie donc pas de continuité donc le circuit électrique est ouvert.

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